La
pensée démocratique suppose de subordonner la violence au conflit : là
où la violence détruit la relation à l’autre, le conflit intensifie
cette relation pour la modifier. L’article montre que le développement
de la violence sociale et politique est liée à la capacité des acteurs
et du système politique à structurer la conflictualité sociale.
La
tentation est grande de défendre l’école contre les « barbares » que
sont les enfants des milieux populaires. C’est pourtant l’école
elle-même qui coproduit les violences scolaires en maintenant une
compétitivité sélective élitiste et une représentation « naturelle » de
l’autorité alors qu’elle devrait être fondée sur le sentiment de
justice et de démocratie.
La
figure détestable de garçons de banlieue arabes sexistes et violeurs
renforce les clichés quant à la « nature » de leurs origines
culturelles. L’article montre que ces conduites sont au contraire le
produit d’un enfermement des fils d’immigrés nord-africains dans des
rôles sociosexués liés à leur hyper-intégration culturelle au sein d’un
monde populaire ouvrier français décomposé et disqualifié.
L’élevage industriel en batterie rompt les formes traditionnelles d’engagement et de coopération qui lient les éleveurs à leurs animaux d’élevage. Les auteurs défendent non pas la « libération de l’animal », mais le respect de la profonde civilité de la domesticité animale, nécessaire à la conscience politique et morale de nos attachements aux non-humains.